dimanche 15 juin 2008

Suites de New York avec DJ Logic

Dj Logic Global noize

DJ Logic, une certaine scène new-yorkaise.
Après avoir travaillé et tourné avec Medeski Martin and Wood, Living Colour, Dj Spooky, Don Byron, Marc Ribot... DJ Logic a envie de réaliser son truc.

Les années d'expérimentation.
Il monte quelques "Project Logic", avec Vernon Reid, compère et complice de longue date.
De leurs collaborations on retient en particulier le fameux "Yohimbe Brothers" en 2003. Un mélange d'images et de sons Hip hop, fusion, funk, avec la volonté d'expérimenter les liens entre image et son : (le vjing).

Vers une fusion globale.
DJ Logic vient de sortir Global Noize avec Jason Miles (producteur et clavier de Miles Davis, M.Miller, Grover Washington Jr...), DJ logic intervient avec ses platines comme un musicien, il ne fait pas qu'accompagner, il joue.

La fusion Global Noize.
Avec ce disque, le DJ assemble avec finesse musiques du monde, hip hop et jazz (années 70, 80, 90). Cet album comblera autant les fans de Miles Davis, d'Erik Truffaz que les inconditionnels des "jazzmatazz".
S'il convoque encore Vernon Reid, il a aussi fait appel à Meshelle Ndegeocello, Billy Martin, ou Cyro Baptista...

vendredi 13 juin 2008

José Jazz James

josé james


Ne vous fiez pas à son style hip-hop ! Même si José James arbore une casquette à l'effigie des Yankees et un survêtement XXL, ce jeune artiste n'a rien d'un rappeur extravagant. C'est un crooner qui s'inspire directement du jazz en sens pur et premier du terme...

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mardi 12 février 2008

Un morceau de Fela Kuti inédit

Fela Ransome Kuti, morceau inédit

Oui ami de Fela Ransome Kuti, tu as bien lu : inédit.
Beautiful Dancer, le morceau de Fela n'est pas un vrai inédit, j'en suis bien sorry. En réalité Beautiful Dancer, figure sur la face B du 45 tours sur lequel est gravé Black's man cry. Ce 45 tours en revanche est rare. Il n'est sorti à l'époque qu'au Nigéria et en... France !! Le morceau n'a jamais été réédité depuis.
Quasi inédit. Je ne suis plus si sorry.

Inutile de cacher que je suis un tera fan de Fela Anikulapo Kuti, à qui on attribue la paternité de l'afro beat, ainsi que de nombreux enfants. On dit que le Black President avait 27 femmes...
L'année dernière le-gouter n'a pas oublié les 10 ans de la mort de Fela. Nombre de rééditions ont vu le jour, en vynil comme en cd. Pour la plus grande joie des amateurs de musique africaine et d'afrobeat en particulier.

Le morceau ici partagé date de la période du groupe Fela and his Africa 70 dans lequel on retrouve Tony Allen à la batterie. Tony Allen qui soit dit en passant a une bonne part de responsabilité dans l'émergence de l'Afrobeat.

Le son craque un peu, c'est normal puisqu'il vient d'un disque vynil, 45 tours : Beautiful Dancer.

Via Benn Loxo du Taccu. Et des surprises en commentaires, si vous aimez Fela..

vendredi 14 décembre 2007

Moodyman Vs Herbie Hancock

moodymann Kenny Dixon Jr

Depuis longtemps...
Depuis longtemps disais-je, je garde sous le coude un mp3 dans un disque dur. Un mp3 de Moodymann. Aka Kenny Dixon Jr., Moodymann est pour moi l'un des producteurs les plus meilleurs du monde dans ma vie. D'autant que son domaine de prédilection c'est la house music. Alors que moi c'est pas franchement mon truc.

Si vous suivez vous savez que je parle rarement de house. Trop de... comment dirais-je ? des merdes, oui trop de pseudo house sans intérêt, balancée en compils surannées dans les bacs de supermarchés néonisés. Sauf avec Moodyman.

Ne cherchez pas un brin d'objectivité, c'est inutile. Je ne suis pas là pour ça. Au passage je rappelle my moto, mon leitmotiv nourricier quotidien musical : Underground is Over.

Alors l'autre jour quand je tombe sur une interview de Herbie Hancock dans laquelle il disait, je cite :
A nouvelle technologie, nouvelle approche. Nous sommes les designers du nouveau music business. Pas les victimes de la révolution technologique.
Je ne peux m'empêcher de me dire qu'il a raison Herbie.
D'ailleurs il a raison depuis longtemps.
Réécoutez Inventions and Dimensions. 1963. De mémoire son 3° album en tant que leader.
Herbie Hancock utilise son piano comme des percussions. Epoustouflant, contemporain, pas une ride mais un bon ride.

De l'autre côté je pense à Moodymann. En réalité à ce morceau gardé sous le coude, devenu ma sonnerie de réveil : Technology stole my vinyl. Voilà une bonne occasion de le partager.
Moodymann a raison, aussi. Même dans son paradoxe, son paradigme ou je ne sais.. Un producteur de house qui récuse la technologie. Cela n'a pas de sens ? Si enfin peut-être. Je doute comme vous certainement...

  • Moodyman - Technology Stole My Vynil

Ps: Ca le fait comme sonnerie de réveil ? Ces 3 premiers accords, l'arrivée de la batterie ; jazz ain't it ? Debout!!

jeudi 19 juillet 2007

Oublier John Coltrane ?

saxophoniste john coltrane

Gros oubli de la semaine. J'avais la tête ailleurs. J'ai oublié John Coltrane.
On fête les 40 ans de la disparition du saxophoniste.

Je ne suis pas un spécialiste de Trane. Un de ces album et moi avons une relation particulière. C'est l'album que j'ai le plus racheté. Je donne Olé comme on donne un livre. A un copain, après une rencontre, pendant une discussion. Partage simple.

J'aurais bien aimé poser ici Olé, morceau de 18mn05'. Une corrida à deux contrebasses, un piano sublime de rythme et l'alto le soprano de Coltrane dont on ne sait pas s'il est taureau ou toréro. J'ai donné le disque.

Promis je le rachète, en attendant quelques liens :
Vibrations hommage au jazzman : one - two - three
Le son de John Coltrane : Hypem - Last FM

mercredi 20 juin 2007

La saga Bensimon

Chaque année, en automne, tout ce qui compte dans le milieu de la chaussure se réunit dans un endroit chic et parisien pour décerner son Escarpin de cristal. L'appellation a un petit côté Cendrillon, et l'on imagine volontiers le soulier de l'année à l'image d'une pantoufle de vair, délicate et sophistiquée. Pourtant, créateurs, fabricants, distributeurs et publicitaires ont décerné ce titre à une simple tennis. Un banal chausson de toile et de caoutchouc, oui, mais... Elue par Brigitte Bardot, Cameron Diaz, Naomi Watts, Jane Birkin ou Sophie Marceau, présente dans tous les magazines de mode et vendue à des millions d'exemplaires.

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mardi 15 mai 2007

Les Accessoires

Ils permettent de finaliser une tenue, d'oser un peu d'excentricité, de réveler un trait de personnalité. Les accessoires ne sont donc pas à négliger...

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lundi 26 mars 2007

Le Blue Note Festival fait escale à Lyon

Blue note jazz festival lyon

Blue Note, deux mots qui raisonnent jazz, comme la capacité à donner de la couleur à des photos en noir et blanc. Pour être exact il faudrait dire Blue Note Records, un label qui compte dans sa musicographie un nombre de impressionnant standards. Depuis 1939, le label grave les belles heures du jazz et influence le monde musical tant par la qualité des enregistrements effectués que par un graphisme unique, devenu référence : les pochettes d'albums Blue Note sont presque autant de pièces de collection.

Depuis 3 ans, Blue Note organise un festival à Paris. La programmation 2007 du festival repose sur un subtil équilibre des genres que je vous laisse découvrir pour la partie parisienne.

Ce qui a retenu mon attention c'est que le festival Blue Note s'arrête à Lyon, enfin juste à côté à l'Epicerie Moderne.
J'en profite pour tirer un grand coup de chapeau à tout l'équipe qui propose depuis 3 ans une programmation éclectique tout en préservant une direction artistique guidée par la volonté de donner une visibilité à "des artistes maniant le mot, exprimant nos maux, puisant dans les traditions musicales en les utilisant au présent."

Trois soirées auront lieu dans le cadre du Blue Note Festival : du jeudi 29 au samedi 31 mars. Trois concerts placés sous le signe de la soul et du groove retrouvé :

Une paire de morceaux pour illustrer la soul retrouvée.
Ces deux chanteurs ont un parcours un peu similaire ; leur carrière a été victime de leurs déboires discographiques. Ils ont aussi en commun les oreilles des DJ et compères Eddie Piller et Gilles Peterson.

Terry Callier après quelques disques pendant les 60' s'était complètement retiré jusqu'à un retour à la demande d'Eddie Piller, via son label Acid Jazz en 1991. C'est cette même année qu'Omar apparait avec le tube ci dessous. L'anglais signé sur Talkin Loud par Gilles Peterson est alors consacré prince de la Nu Soul ; puis sa carrière se fait plus discrète avant un retour sur le devant de la scène depuis deux trois ans.

mardi 16 janvier 2007

Décès d'Alice Coltrane

Décès d'Alice Coltrane

Alice Coltrane (1937 - 2007), s'est éteinte vendredi dernier.

Il est difficile de parler de cette immense Dame du jazz. Son aura dépasse largement les frontières de la musique. Seconde épouse de John Coltrane, je crois que l'on peut dire (sans trop de risque) que si John Coltrane a pu écrire quelques uns des morceaux mythiques du jazz, devenu des standards, c'est en partie grâce à elle. C'est elle qui lui a permis de trouver une forme de paix intérieure qu'il a su transcender dans ses compositions ; elle est certainement en partie à l'origine de ce "supplément d'âme" dans la musique du saxophoniste.

Alice Coltrane était aussi une grande musicienne. Poly-instrumentiste, elle jouait de la harpe, de l'orgue et du piano. C'est elle qui remplace McCoy Tyner (et ce n'est pas rien) au sein du groupe de John Coltrane en 1965.

Elle a aussi joué avec certains des plus grands du jazz, peut-être pas les plus connus du grand public, mais certainement parmi les plus influents : Pharoah Sanders, Joe Henderson, ou Rashied Ali pour ne citer qu'eux.

Une citation d'Alice Coltrane, qui résume à mon sens totalement son approche de la musique et plus largement de la vie :
"Music is spiritual".
"It's invisible and that's where your faith comes in. It can be seen. It has shape. It has form. Music comes from within your heart, within your soul." Via Allaboutjazz.com

Deux albums d'Alice Coltrane que je vous recommande les yeux fermés et les oreilles grandes ouvertes :

Musique : quelques bâtons d'encens avant de se glisser dans un bon bain chaud

More Alice Coltrane music @ Hype Machine

lundi 11 septembre 2006

Sacrée Billie


La Lady Day (surnom donné par Lester YOUNG car elle refusait d'aller chercher les pourboires sur les tables) a brulé sa vie par tous les bouts, ses frasques amoureuses, ses passages à l'ombre, ses excés de drogues et d'alcool (les cachets étaient en pourboires ou en alcool, eh! oui années 30, les années folles) n'altéreront que peu sa voix, mais auront raison de son corps qui céde en Juillet 1959 (44 ans).

Billie HOLIDAY est noire dans une amérique marquée par la ségregation raciale. Au cours de ses premiéres tournées (1938), elle est exclue des restaurants et hotels ou descendent les musiciens : WHITE ONLY.

L' année suivante, elle introduit dans son tour de chant "Strange fruit", un réquisitoire contre les lynchages de noirs dans le sud-est des Etats-unis (adaptation d'un poème d'Abel MEEROPOL, enseignant juif du Bronx, membre du parti communiste clandestin).
Columbia Records refuse d'enregistrer ce morceau. Une fois gravé sur le petit label Commodores record (1939), la chanson subit le boycott de la plupart des stations de radio.
Dans les années 50, si elle n'était pas en prison (drogue), elle passait au Carnegie hall, et quand New-York l'interdisait, elle jouait dans un petit bar dans le Connecticut jusqu'au petit matin.

Un extrait de son avant dernier album : LADY IN SATIN (1958) considéré comme son préféré, où l'on entend une scène d'enregistrement assez laborieuse sur " the end of a love affair" n.15 et le fameux strange fruit.

En totalité I'm a fool to want you, le morceau qui ouvre l'album.

mardi 5 septembre 2006

Playlist de l'été : Henri Texier, An indian's week

Henri Texier

Ca fait un paquet de temps qu'on a pas mis un peu de son ici et ça ne va pas du tout.

Entre les standards et les nouveautés, j'ai passé l'été en compagnie de bonnes galettes.

Du côté des standards, je me suis (re)gavé de l'Indians Week d'Henri Texier.
Cet album date de 1993 et c'est une pure merveille. Ici pas de tabasse mais un voyage en compagnie du contrebassiste barbu et de son Azur Quartet.
Il réunit autour de lui quelques nouveaux (à l'époque) de la scène jazz et fait appel pour enregistrer l'album, a de vieilles connaissances (Louis Sclavis et Michel Portal) qui viennent retrouver un vieux compère.
La tournée se fera en compagnie de l'Azur Quartet, soit Bojan Zulfikarpasic (piano), Glenn Ferris (trombone) et Tony Rabeson (drums). Cette première collaboration officielle a du bien fonctionner puisque depuis ces musiciens se sont régulièrement retrouvés, que ce soit en sideman ou bien pour des apparitions sur lun album de l'un ou l'autre.

Pendant leurs voyages ils sont accompagnés par Guy Le Querrec, ce qui donnera lieu à de magnifiques images, en noir et blanc.
Ce n'est pas l'envie qui m'a manqué de vous en proposer une ou deux ici, mais comme il y a déjà un morceau...

An Indian's week est un standard absolu. En un mot : achetez-le !

PS : Label Bleu fête ses vingt printemps cette année ; ce n'est pas rien pour un label, alors un label français et de Jazz !! Bravo.

mercredi 17 mai 2006

Talkin' that talk réédité !

Talkin' that talk le dictionnaire anthologique du langage musical noir de Jean-Paul Levet (qui a écrit quelques articles pour SoulBag entre autres) est enfin réédité. Enfin c'est ce qu'annonce Amazon.
Voilà une vrai bonne nouvelle. Ce livre qui date de 1993 est indisponible depuis des années alors que c'est une référence incontournable pour comprendre les subtilités de la musique noire américaine du vingtième siècle. Quand on mesure le poids de l'influence des innovations tant musicales que poétiques des noirs américains sur la musique actuelle ce dictionnaire anthologique est une source inépuisable de connaissance et de compréhension.

Un exemple de ce que vous pouvez trouver dans Talkin'that talk avec cet article de Jean-Paul Levet qui propose quelques expressions clés pour s'y retrouver dans les pratiques magiques afro-américaines.

Ce livre doit devrait figurer sur toute étagère de bibliothèque de passionné de musique. Toutes les expressions clés du blues, du jazz, du funk y sont répertoriées, expliquées dans le détail. Un must have pour comprendre les subtilités des jeux de mots (ce que les spécialistes appellent le langage vernaculaire) employés par les chanteuses et chanteurs noirs américains pour échapper à la censure et faire passer leur message à la communauté noire américaine. Pour mémoire la ségrégation a pris fin aux USA en 1965, avec le vote de la loi sur les droits civiques.
J'en profite aussi pour signaler ici que sur le forum Wegofunk, il existe un topic dédié à la compréhension des paroles et jeux de mots utilisés dans le funk. Ca vaut le coup d'oeil.

Après ça on se sent moins bête, tout simplement !! Dire que cela ne fait pas de mal relève de l'euphémysme.

mardi 28 mars 2006

Hommage à Ray Barreto

Le Ray Barreto nous a quitté le mois dernier on en a touché deux mots  ; le hasard fait bien les choses, alors voilà un tribute, en neuf morceaux, de fort bonne facture : Barretto tribute, réalisé par DustyTape pour ParisDj.
Encore en train de lire mes âneries ? Right clic and get it mates !
Ps: DustyTape, je me suis permis de reprendre le visuel, il est aussi très bon (repect aux montures de lunettes).

lundi 20 février 2006

Adios Maestro, RIP Ray Barretto

ray barrettoAprés Tito Puente et Celia Cruz, voici une autre grande figure de la salsa qui vient de nous quitter, Ray Barretto. Il avait 76 ans et fut l'un des plus grands percussionnistes de jazz. Il a su revolutionné le "Latin Jazz" en s'inspirant de tous les mouvements qu'il cotoyé (Jazz,soul,Funk...) ; le "conguero" (joueur de congas) a participé activement à dresser un pont entre les styles musicaux.
En temps que sideman des plus grands (D.Gillespie, Bird...), il a lentement tissé des liens entre jazz et musique latine. Si cela peut nous paraitre naturel aujourd'hui, il a bien fallu des pionniers et l'homme avait suffisamment de soul dans les mains pour le faire.
Ce vrai "Nu Yorican" (communauté Porto-ricaine qui vit à New-York), deviendra dans les années 70, un leader incontesté au sein du fameux Fania all stars : groupe de réfèrence pour tous les salseros, qui était composé entre autres d' Eddie Palmierie, Celia Cruz,Tito Puente, Willie Colon... Cf. l'entretien avec Joe Bataan (chez Soul-Sides), compagnon musicien de la période Fania Records.

Acid Pour illustrer son groove, voici Soul Drummers, extrait du mythique ACID, enregistré en 1967. Ce morceau est une tuerie dance floor et commence par une intro aux percus du maître.
Soul Drummer, from Acid (Fania, 1967).
D'autres extraits ici.

Urban Dance Squad Son influence sur d'autres avec cet hommage d'Urban Dance Squad : A deeper shade of Soul, from Mental Floss for the Globe (Arista, 1989).
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